Pierre Bergé
Une vente de la collection Yves Saint-Laurent – Pierre Bergé par la maison Christie’s au Théâtre Marigny en novembre 2009 19/10/2010
Biographie

Né à Oléron le 14 novembre 1930, Pierre Bergé est un homme aux multiples facettes.
Homme de presse, éminence grise de la gauche, homme d’affaires avisé, pygmalion et mécène.
Sa passion pour la presse ne date pas d’hier. Il a 19 ans lorsqu’il fonde son premier journal
« La Patrie mondiale » avec des contributeurs comme Cocteau et Camus.
En 1987, il fonde le magazine « Globe », mensuel qui accueille dans son équipe toute l’intelligentsia mitterrandienne dont le rôle sera essentiel pour préparer la réélection de François Mitterrand en 1988. Le journal sera suivi par « Globe hebdo » en 1993 mais déjà l’homme d’affaires a lancé l’hebdomadaire « Courrier international ».
En 1995, il fonde le magazine homosexuel « Têtu » puis s’intéresse à la télévision en participant au lancement de « Pink TV ».
En 2007, il entre au capital de « Libération » et en septembre 2010 au capital du « Monde » aux côtés de Mathieu Pigasse et de Xavier Niel.
Son engagement dans la presse française se mêle à son action militante et politique.
En 1984, il rencontre François Mitterrand qu’il soutiendra jusqu’en 1995 date à laquelle, déçu par Lionel Jospin, il annonce son soutien à Jacques Chirac lors du premier tour de l’élection présidentielle du 11 mars 1995.
En 2007, il soutient Ségolène Royal à l’élection présidentielle de 2007 et continue à l’aider après son échec mais depuis 2009 ses préférences vont à Vincent Peillon.
Cela ne l’empêche pas de fréquenter Nicolas Sarkozy et Carla Bruni avec qui il partage un combat pour la recherche sur le sida.
Pierre Bergé est aussi grâce à sa fortune un mécène qui a su s’entourer et révéler des talents. Celui du peintre Bernard Buffet puis celui d’Yves Saint-Laurent qu’il rencontre en 1958. En 1961 ils lancent leur propre marque « Yves Saint Laurent » qui deviendra l’un des plus grands noms de la mode dans le monde.
Partageant le même amour pour l’art, ils rassembleront au cours de leur vie une fabuleuse collection d’œuvres d’art vendue en 2009 au Grand Palais après la mort du couturier pour plus de 342 millions d’euros. Une « vente du siècle » au profit de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent et de la recherche médicale.
Autre facette de son intérêt pour le monde de la culture, son implication dans le spectacle vivant. En 1979, il achète le théâtre de l’Athénée et de 1988 à 1994, il est président des Opéras de Paris et en 1993 il est nommé ambassadeur de bonne volonté à l’UNESCO













