Laurent Le Bon

Un véritable succès pour la première expérience de décentralisation d’un grand musée : le Centre Pompidou Metz a accueilli son 200 000ème visiteur le 15 juillet 2010 – Août 2010 05/10/2010

Biographie

Né le 2 avril 1969 à Neuilly (Hauts-de-Seine) ; il est diplômé de l'IEP, de l’Ecole du Louvre et titulaire d’un diplôme de conservateur du patrimoine.

Né le 2 avril 1969 à Neuilly (Hauts-de-Seine) ; il est diplômé de l'IEP, de l’Ecole du Louvre et titulaire d’un diplôme de conservateur du patrimoine.

Conservateur au Centre Pompidou-Musée national d’art moderne (depuis 2000) et commissaire de nombreuses expositions, il est également l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur l’art dont Des nains, des sculptures, Flammarion, 2001 ;  Ronan et Erwan Bouroullec, Edition Images modernes, 2002 ; Albert Marquet du fauvisme à l’impressionnisme, Paris : Centre Pompidou, RMN, 2003 ; Courances, Flammarion, 2003, Dada, Centre Pompidou, 2005 et les catalogues des expositions inaugurales du Centre Pompidou-Metz.

Laurent Le Bon rappelle que depuis la création du Louvre en 1793, une collection nationale n’est pas uniquement une collection parisienne. En 1977, il a été décidé que le Centre Pompidou devait être partie prenante de la décentralisation. Il y a sept ans, le Centre s'est mis à la recherche d'une collectivité territoriale qui aurait l'ambition d'accueillir une rotation des collections. C'est le résultat de la rencontre de deux volontés, celle de Jean-Jacques Aillagon, président du centre Pompidou à l'époque, et de Jean-Marie Rausch, alors maire de Metz.

C'est tout naturellement qu’il se voit confier le projet en 2003 par Bruno Racine et Alfred Pacquement puis la direction de l’Association de préfiguration du Centre Pompidou- Metz en 2008, et la direction du Centre Pompidou-Metz, inauguré le 11 mai 2010 par Nicolas Sarkozy et le ministre de la culture Frédéric Mitterrand, pour 3 ans.

Conçu par trois architectes : le japonais Shigeru Ban, le français Jean de Gastines et le britannique Philip Gumuchdjian, le centre en forme de chapeau chinois, d’une superficie de 10 700 m2 dont 5 000 m2 d'exposition est le plus grand espace d'exposition temporaire en France. Le parti a été pris de n'y organiser que des expositions, à raison de quatre ou six par an, qui ne seront pas des reprises d’expositions parisiennes et puiseront dans toutes les collections du Centre Pompidou-Paris.

Avec l’exposition inaugurale « Chefs d’œuvres ? », il présente 800 œuvres majeurs prêtées par le Centre Pompidou. Laurent Le Bon a pour idée « d’émerveiller les gens », citation de Christian Boltanski, et dit « avoir choisi les blockbusters de nos collections » pour répondre aux rumeurs selon lesquelles il n’y aurait que les rebuts du Centre Pompidou-  Paris.

Il réside à Metz et défend la ville qui souffre de clichés, alors qu’elle est en pleine renaissance et parfaitement intégrée à la vie européenne.